À la Fondation Cartier se tient jusqu'au 25 septembre une exposition intitulée "Vaudou", 

initialement imaginée par Jacques Kerchache (1942-2001), explorateur esthète passionné
par la statuaire africaine et dont les recherches et la détermination auront permis
aux Arts Premiers d'accéder à une réelle reconnaissance.

 

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vaudou2

 

Il s'agit là de pièces ramenées du Bénin, organisées autour d'un parcours en trois parties, 

destiné à retracer les étapes traversées par l'explorateur et collectionneur :
Une première vision extérieure avec de grandes statues devant les maisons dans la salle du haut,
puis, plus intime, 48 socles contenant chacun de petites statuettes que le chercheur aura découvert à l'intérieur des foyers une fois la confiance instaurée, enfin une plus petite pièce où trône, avec 3 autres socles, un chariot de la mort. 

 

C'est Enzo Mari, que je connaissais essentiellement pour son travail autour du livre pour enfants
(et des jeux et mobilier qui leur sont dédiés mais dont le travail va bien au-delà, dans les domaines du design,
de l'innovation, de l'enseignement également théorique…) qui signe cette scénographie sobre et sensible.

 

Les statuettes ou Bocio permettent, entres autres, aux sorciers de communiquer avec le monde surnaturel, 
de guérir d'une maladie ou d'un mauvais sort ou au contraire d'en jeter. 
Ceux qui voient dans plusieurs directions, comme la statuette à deux têtes ci-dessus,
sont censés protéger les habitants du mal.

 

Au sortir de ce beau parcours je repense au "Pays sans chapeau" de Dany Lafferière, écrivain et poète,
qui me rappelle mes origines paternelles (Haïti), savant mélange de rêves et de réalités.

 

 

Tag(s) : #Artistes

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