Un détail d'une des premières gravure connues présentée au Louvre lors d'une récente exposition
consacrée aux débuts des ateliers de la Renaissance. J'ai découvert à cette occasion le joli nom de Nielle,
l'ancêtre de la gravure telle qu'on la connaît, un émail noir composé d'argent, de cuivre,
de plomb et de soufre noir dont on se servait initialement pour l'orfèvrerie. 
Le procédé est assez fastidieux : on grave une plaque de métal, le plus souvent en argent,
dont on va prendre l'empreinte sur une argile très fine. Ensuite c'est le niellage :

on coule une nouvelle matrice au moyen de soufre liquéfié sur la matrice d'argile,
ce qui revient à faire un double de la plaque originale appelée nielle en soufre. 
L'impression sur papier
, l'épreuve de nielle, se fera avec l'émail noir appliqué sur cette dernière matrice de soufre.
Les noirs ainsi obtenus sont d'une grande profondeur, on aurait presque envie de passer le doigt dessus
pour vérifier si l'encre est encore humide…

 

Combat_Anonyme_florentin.jpg

 

Tag(s) : #Artistes

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